Déclarer Faillite pour libérer sa lignée familiale

Nous sommes en route pour notre 1ère sortie mère fille depuis l’effondrement de ma vie, en direction du biodôme de Montréal.

Je suis excitée et en même temps nerveuse.

Suis-je une bonne mère ?

Est-ce que j’ai fait la bonne chose ?

Vais-je y arriver ?

Aurais-je la force de refaire ma vie ?
Sans  crasher de nouveau ?

Les larmes me montent. Elle est assise à côté de moi avec son air moqueur, sa fossette sur la joue et son petit joli sourire. J’ai tellement peur. Je suis terrorisée puisque dans mon sang coule la même histoire depuis quelques générations.

Des femmes qui veulent changer de vie, mais qui ne bougent pas.

Des femmes qui veulent plus de liberté, mais qui restent prisonnières d’un modèle patriarcal rigide.

Des femmes qui n’osent pas dire tout haut ce à quoi elles aspirent en silence.

La peur coule aussi dans mon histoire, c’est en 1979 qu’une de mes grand-mères a osé se choisir et ça a fini dans un bain de sang.

Cette histoire de demande de divorce donne des frissons dans le dos. Quand on pense que la liberté de se choisir peut nous amener à en perdre notre vie.

J’ai canalisé ma grand-mère dernièrement sur ce qu’elle avait à dire sur le sujet et je la cite : 

‘’La vie est parfois cruelle, mais je savais que cela était pour avoir des répercussions. J’étais prête à tout. Je sentais toutes les femmes de ma lignée derrière moi. Je devais suivre mon instinct. J’ai beaucoup d’amour pour vous toutes qui luttez encore à faire entendre votre voix.’’

Écouter un éipsode de mon podcast à ce sujet !

Au départ de ma vie d’adulte, la seule chose à laquelle je rêvais était d’être amoureuse de mon mari, d’élever un enfant issu de notre amour, d’habiter une coquette maison et de travailler dans un emploi qui me fait me sentir en sécurité. Bulshit !!!

Ce n’était qu’une fausse façade qui cachait mes vraies aspirations. Mais, on va se le dire, à 20 ans, on n’a pas encore une vue d’ensemble de ce qu’est la vie. On vivote entre ce que nos parents nous ont montré, entre ce que la société nous reflète, et ce, en pensant qu’on a tout compris.

Je me sentais prise dans une vie qui n’est pas la mienne. Je pleurais tous les soirs en petite boule dans mon lit. Quelque chose ne tournait pas rond.  Je m’étais fondue dans la vie de mon ex-mari sans me demander ce qui me ferait apprécier ma vie à moi.

On s’est quittés 3 fois et on a réessayé pour ‘’sauver’’ ce qu’on avait tenté de créer.

Mais, un pot cassé, reste un pot cassé. 

J’avais besoin de me retrouver.

Seule avec moi. 

Me connaître.

Je ne savais même plus ce que j’aimais pour vrai et qui j’étais.

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C’est après mon divorce que je me suis retrouvée dans le bureau du syndic, après avoir prononcé le divorce, j’avais deux choix :

Soit je déclare faillite et je paie pendant 9 mois les frais inhérents à ce choix OU je paie pendant encore plus longtemps tous les fournisseurs à qui je devais de l’argent, mais sans tout détruire mon crédit.

La seule chose que je voulais, c’était de retrouver ma liberté. LE PLUS VITE POSSIBLE !

J’ai choisi l’option qui faisait le plus mal à ma fierté, mais qui était pour abréger mes souffrances le plus rapidement. Mais avec comme impact collatéral de : ne plus pouvoir avoir accès à du crédit pendant 7 ans, avoir à mon dossier une mauvaise cote de crédit et le pire dans tout cela : vivre avec LA honte d’avoir échoué.

Elle faisait mal la faillite parce que j’étais habituée à rouler avec 3 cartes de crédit, une grande maison, d’avoir à peu près tout ce que je voulais… mais toujours à crédit.

J’avais honte. Vraiment.

Premièrement parce que je travaillais dans une banque et que je voyais des bilans financiers quotidiennement et je savais que je n’avais pas le tour avec la gestion de mes finances personnelles.

Deuxièmement parce que je reproduisais le même pattern de mes parents qui ont fait faillite à leur divorce. Je me disais la tête entre les deux jambes : ‘’Je ne suis pas meilleure qu’eux.’’

Est-ce que c’est vraiment grave tout ça ? Non !

Est-ce que ça m’a poussé à changer de regard sur ma consommation, ma façon de vivre et d’entretenir ma relation avec l’argent : Oui !

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Ma fille est devenue mon moteur de changement. 

Je me disais qu’il fallait que je transforme ce qui coulait dans mes veines puisque la prochaine à vivre cela, c’était elle.

Elle avait à peine 3 ans quand je me suis ramassée dans le bureau d’une coach de vie. Je voulais comprendre comment je pouvais transcender les liens transgénérationnels, comment je pouvais créer ma vie sans m’endetter et qui étais-je vraiment, moi Stéphanie Vachon, quand je ne suis pas fondue dans la vie d’un homme.

Ce qui aurait pu paraître l’échec total de ma vie : un divorce, la garde partagée, retourner vivre dans un petit 4 ½ dans un sous-sol et déclarer faillite, ça a plutôt eu l’effet d’une nouvelle graine qui venait de se planter (jeu de mots ici la catches-tu ?!)

J’ai toujours préféré rire de mes travers plutôt que de me prendre trop au sérieux.

Plusieurs choix se sont mis-en-place suite à mes découvertes : retour à l’école en massothérapie, suivi d’un budget plus réaliste à ma situation, d’innombrables lectures sur l’argent, le mindset, la confiance en plus grand que soi. J’ai continué de voir cette thérapeute jusqu’à temps que je me sente bien avec ma relation à l’argent et à moi-même.

Aujourd’hui, ma fille a 21 ans. Elle a un bilan financier positif et même des placements. Ce qui m’épate parce que moi, à son âge, ce n’était que des dettes et des difficultés que j’accumulais. Elle suit ses passions et elle sourit à la vie. J’aurais aimé avoir cette maturité et cette vision de la vie à son âge. J’étais vraiment endormie sur un pilote automatique à l’époque. 

Je me réjouis de savoir que j’ai été une briseuse de cycles pour elle et les autres femmes de ma lignée. Aujourd’hui, ma mission est de réveiller celles qui sont encore endormies dans une histoire qui n’est pas la leur. Ce qui aurait pu paraître un échec, s’est avéré un vecteur de changement et à travers qui je suis, la fréquence se diffuse tel un rayon de soleil au printemps.

Stéphanie

Guide énergétique et mentor Femme Lumière

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Stéphanie Vachon pour Vent de Fraîcheur

Après 23 ans dans un emploi conventionnel, j’ai choisi de suivre un appel plus grand : celui de la lumière et de la spiritualité. Aujourd’hui, comme guide énergétique, mentor Femme Lumière et coordonnatrice de retraites internationales, j’accompagne les femmes à reconnecter à leur énergie, à se faire confiance et à créer une vie alignée à qui elles sont vraiment. Je crois profondément que chaque femme porte en elle un code unique de lumière à réactiver.

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