Son dernier souffle à elle, m’aura permis de comprendre que le lien de communication qui nous unissait, continuerait après son départ.

Les dernières 12 heures avaient été pénibles pour moi. Ma sœur respirait très mal et je savais que c’était la fin. Je souhaitais de tout mon cœur que cette souffrance se termine pour elle… et pour nous qui étions à ses côtés.

La veille, jour de sa fête, elle m’avait demandé de l’endormir. Ça voulait dire de lui donner plus de médicaments pour ne plus qu’elle se réveille. Oui oui, c’est moi qui lui injectais ses médicaments.

Je lui ai demandé si elle était certaine et son regard disait tout.

Elle, elle dormait, mais moi je souffrais intensément. La peur de la voir s’étouffer, la peur de la voir souffrir, le sentiment d’impuissance pour la peine de ma mère qui allait perdre sa fille. Ma colère aussi de me dire que je n’aurais plus de sœur. C’était injuste.

Je ne suis pas certaine qu'à ce moment-là j’étais consciente avec des mots de tout ceci à l'intérieur de moi. Parce que je devais “être forte” …. Pour qui je ne sais pas … Je pense que je me suis créé une carapace pour ne pas trop avoir mal. 

Puis, dans la nuit, une situation est arrivée, où ma sœur s’étouffait et de la broue lui sortait par sa bouche… et là, j'ai pété les plombs.

Je ne pouvais pas voir ça et encore moins vivre ça. Je suis sorti dehors en pleine nuit et j'ai marché…. en criant, en pleurant et en me répétant que c’était épouvantable.

Je me souviens de la température, il faisait froid et il neigeait.  Le décor était féérique, moi, à ce moment-là, je ne voyais pas ça du tout. Je me souviens aussi du chat roux qui me suivait et j’avais l’impression qu’il voulait juste me réconforter. Et ce qui revient souvent dans mon esprit, c’est quand j’ai senti mes genoux qui pliaient parce que je n’en pouvais plus.

Je me suis assise dans la voiture et j’ai attendu, parce que c’était impensable pour moi de rentrer dans la maison.

Je ne sais pas combien d'heures je suis restée dehors… Mon chum est venu me chercher pour me dire que Doum était calme et qu’elle respirait mieux. J’ai accepté d'entrer, mais je n'étais pas capable d’aller voir ma sœur. J’ai choisi d’aller dormir un peu.

Je me suis réveillée après quelques heures et j'étais encore très mal… très anxieuse.

Je me suis recouché parce que je n'étais d'aucune aide…

Et après 30 minutes de sommeil… C'est là que j’ai vécu ma première fois, une communication dans l’au-delà avec ma sœur qui venait de laisser aller son dernier souffle. C'était tellement bon et magique, j’ai ressenti une profonde libération et un soulagement extraordinaire.

C’est à ce moment précis que j’ai ouvert les yeux et que j’ai su qu’elle venait de faire sa grande transition. Je suis allé directement vers elle et je l’ai applaudie.

On avait souvent parlé de cette étape et je lui avais dit que je serais avec elle et que je la supporterais jusqu'à la fin. Comme j'ai été là pour elle et avec elle à ses triathlons olympiques, la naissance de ses filles et pour la rassurer chaque fois qu’elle en avait besoin.

Mais j’avais échoué dans cette partie-là… Je n’étais pas avec elle physiquement à sa dernière expiration. Je me sentais tellement coupable, parce que je lui avais promis.

À ce moment, je n'avais pas encore réalisé ma chance. Au contraire …

Et quand je compris que non, je n’étais pas dans la chambre avec elle pour lui tenir la main, mais que j’étais avec elle dans un endroit où tout est possible et qu'à partir de maintenant je savais que je pouvais la ressentir et communiquer avec elle, cette sensation de culpabilité s'est dispersée.

Je l’ai accompagnée à ma façon et non, ce n’était pas comme j’avais prévu, mais  c’est exactement comme elle l'avait prédit le jour où elle m’a dit “Quand je vais partir, je vais t’ouvrir encore plus ton canal spirituel.” 

Donc la première fois où j'ai eu accès à ma sœur autrement que sur le plan terrestre a été pour moi une ouverture encore plus grande que j’aurais pu imaginer.

Je savais depuis toujours que mon intuition était forte et j'avais déjà expérimenté des situations de clairvoyance, mais cette fois-ci, c'était une validation profonde de mes dons.

À la fois un peu déstabilisante, mais en même temps tellement apaisante.

Merci ma p’tite sœur d’avoir cru en moi, de toujours croire en moi et de continuer de m'enseigner à partir de ton espace à toi.

Stéphanie Pineault pour Vent de Fraîcheur

Je suis une maman et une mamie de 50 ans, mais à l’intérieur je me sens encore comme une petite fille de 8 ans. J’expérimente la vie à ma façon, puis je me sers de mon expérience et de mon intuition pour accompagner les autres. Curieuse, coquine et profondément humaine, j’avance en choisissant d’être toujours de plus en plus alignée avec mes désirs et mes besoins. 

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